On entremêle nos réalités irréelles et nos rêves essentiels pour entrevoir l'avenir dans la répétition perpétuelle de nos espoirs futiles. A un futur imprévisible on préfère un présent inutile. C'est plus facile. On s'abstient de participer à nos vies. On attend, on fait passer le temps. Et puis le temps passe. On cours à l'envers, envers et contre nous. On ressort des vieux souvenirs dans un sublime effort pour ne pas grandir. On ferme les yeux aussi fort qu'on peut comme si le monde allait s'arrêter parce qu'on ne le regarde plus. Ou qu'on n'y participe pas. mais le monde n'a pas besoin de toi. Tu ne lui manquera pas si tu t'en vas. Peut-être à moi. Peut-être pas. A l'écart des réalités on s'éloigne du présent. Mais on est toujours en plein dedans, les mains dans la merde et vouloir se dérober... Éluder les questions pour éviter le miroir de nos incompétences, de nos incohérences. Va au bout de tes envies, ne fais pas les choses à moitié. Si tu choisis de planter ta vie au moins donne toi à fond n'ai pas de regrets. Bousille toi carrément au moins, réussi ton ratage. Non ne fais pas les choses à moitié. Regarder son nombril s'apitoyer sur son sort, ne jamais s'accepter, cracher sur la vie et continuer à avancer en faisant tout pour reculer. Ce n'est pas logique. Affronte tes vérités. Personne n'est parfait, tout le monde à une armure. L'homme trouve toujours à souffrir même s'il est le moins à plaindre. Seulement il y a ceux qui ont conscience de leur faiblesses, les acceptent et en conviennent. Les déguise à leur guise les font passer pour du passé. Et le restant qui se veut fort et invincible. Qui se persuade de se battre contre le monde entier alors qu'ils se débattent. Mais si on lutte à l'intérieur c'est qu'on n'est pas en accord avec soi. Et qu'une petite voix se rebelle et t'interpelle sur tes erreurs. Oui tu te trompes. Tu prends tes peurs pour des envies. A vouloir exister contre toi tu t'estompes. Le temps passe et tu t'effaces. Tu finiras transparent dans un temps bien présent ou tu te contenteras d'apparaitre. Tu ne seras pas. Et tu n'auras même pas décidé de ton existence inexistante. L'important ce n'est pas d'être ou pas. C'est d'avoir fait son choix. C'est ce qui différencie ce que tu vis de ce que tu subit. La vie se porte à bout de bras, elle se supporte, se construit, elle s'entretient. Il suffit d'être ingénieux, oublieux de ses craintes, de s'inventer un monde plus beau, un ciel plus bleu. Un temps attendrissant. Se sentir. Se parler. Non je ne suis pas folle.
On ce construit petit a petit